À partir de quel niveau d'indice de qualité de l'air (IQA) ne devrais-je pas m'entraîner en extérieur ?
Un taux supérieur à 150 (mauvais pour la santé) indique qu'il est conseillé à la plupart des gens de rester chez eux. Au-delà de 100, les personnes vulnérables (asthmatiques ou atteintes de maladies cardiaques) doivent redoubler de prudence. Un taux inférieur à 100 est généralement acceptable pour les personnes en bonne santé, à condition de prendre des mesures pour limiter leur exposition.
Courir le long de la route, est-ce vraiment si mauvais ?
Directement sur une route passante : oui, la visibilité est nettement plus élevée. Même une distance de 50 à 100 mètres fait une grande différence. Privilégiez les parcs, les rues secondaires et les accotements.
Le port d'un masque est-il utile pour courir ?
En théorie, oui, mais en pratique, c'est difficile. Lors d'une course intense, la résistance respiratoire devient problématique. Pour une activité modérée ou en cas de très mauvaise qualité de l'air, un bon masque (FFP2 avec valve) peut être utile. Pour un entraînement intensif, il est préférable de rester à l'intérieur.
Quand la qualité de l'air est-elle la meilleure en ville ?
Tôt le matin (avant l'heure de pointe), après la pluie, par temps venteux. Les pires périodes : heures de pointe, fortes chaleurs de midi en été (ozone), inversions thermiques en hiver.
Puis-je compenser les dégâts par une bonne alimentation ?
Cela ne peut pas compenser complètement, mais cela peut atténuer les effets. Les antioxydants et les acides gras oméga-3 ont des effets protecteurs. L'alimentation ne remplace pas la réduction de l'exposition, mais la complète.
L'air intérieur est-il meilleur ?
En général oui, surtout dans les bâtiments équipés de systèmes de ventilation et de filtres. Cependant, les espaces intérieurs peuvent aussi contenir des polluants (imprimantes, produits de nettoyage, mauvaise ventilation). Les salles de sport sont généralement plus sûres que la rue.
Je ne remarque rien – l'air est donc correct ?
Pas nécessairement. Les poussières fines et de nombreux gaz sont inodores et invisibles. Une exposition de courte durée ne provoque souvent aucun symptôme, mais les effets à long terme s'accumulent. Les applications et les mesures sont plus fiables que la perception subjective.
Dois-je rester complètement à l'extérieur pendant une alerte au smog ?
Lors des alertes officielles à la pollution atmosphérique, il est déconseillé de pratiquer une activité physique intense en extérieur. Les déplacements quotidiens (comme la marche) sont moins problématiques que le sport. Privilégiez les exercices en intérieur ou prenez une journée de repos.
Le vélo est-il meilleur ou pire que la course à pied ?
Cela dépend du trajet. Rouler à vélo sur les pistes cyclables à l'écart de la circulation : bien. Rouler à vélo dans la circulation, juste derrière les voitures : mal. La vitesse permet de mieux respirer, mais aussi de traverser plus rapidement les zones congestionnées.
Le corps s'habitue-t-il à l'air vicié ?
Non. Subjectivement, vous pourriez moins le remarquer (en raison de l'habituation au stimulus), mais les effets physiologiques persistent. Une exposition chronique est plus nocive qu'une exposition aiguë. Il n'est pas possible de s'y habituer progressivement.