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Entraînement pour un marathon : se préparer pour 42,195 km | Guide DoctorBox

Le marathon – le défi ultime

42,195 kilomètres. La distance qui, selon la légende, coûta la vie au messager grec Phidippidès lorsqu'il apporta à Athènes la nouvelle de la victoire à Marathon. Que l'histoire soit vraie ou non, le marathon n'a rien perdu de son aura mythique. Il est le roi des disciplines de course à pied, l'épreuve ultime du corps et de l'esprit.

Terminer un marathon est une expérience que beaucoup qualifient de transformatrice. Ce n'est pas simplement une course, c'est un véritable voyage qui commence des mois avant le départ et qui révèle les limites du corps et de la volonté humains. Franchir la ligne d'arrivée après 42 kilomètres est un moment inoubliable.

Parallèlement, il convient d'aborder le marathon avec respect. Ce n'est pas un objectif pour tout le monde, et c'est tout à fait normal. C'est un défi extrême qui exige des mois de préparation, un investissement en temps considérable et la volonté de repousser ses limites physiques et mentales. Mais si vous êtes prêt à vous lancer dans cette aventure, une expérience sportive parmi les plus marquantes vous attend.

Que pouvez-vous attendre de ce guide ?

Ce guide s'adresse aux coureurs ayant déjà participé à des semi-marathons et souhaitant franchir une nouvelle étape. Vous y découvrirez en quoi consiste l'entraînement pour un marathon, comment gérer les distances considérables, l'importance cruciale de la nutrition pour la réussite et comment vous préparer mentalement et physiquement aux 42 kilomètres les plus difficiles de votre vie.

Passer d'un semi-marathon à un marathon représente une différence fondamentale par rapport aux augmentations de distance précédentes. Il ne s'agit pas simplement de doubler la distance : vous entrez en terrain totalement nouveau, où des aspects comme la gestion du glycogène, le mental et l'économie de course deviennent cruciaux. Planifions ensemble cette aventure.

Exigences – Êtes-vous prêt ?

Le marathon est plus exigeant que toute autre distance de course à pied. Avant de commencer l'entraînement, il est essentiel d'évaluer honnêtement si vous répondez aux exigences.

Base physique

Idéalement : vous courez régulièrement depuis au moins 1 à 2 ans ; vous avez déjà couru au moins un semi-marathon ; vous vous entraînez déjà 4 à 5 fois par semaine, en parcourant 35 à 45 km hebdomadairement ; vous ne souffrez d’aucune blessure chronique ni de problème de santé non résolu. Un bilan médical est conseillé, surtout pour les personnes de plus de 35 ans ou présentant des facteurs de risque. Passer directement du 5 ou du 10 km au marathon est possible, mais risqué. Une progression graduelle (5 km → 10 km → semi-marathon → marathon) est plus sûre et plus durable.

Exigences de temps

L'entraînement pour un marathon demande du temps, beaucoup de temps. Comptez 5 à 6 séances par semaine, avec des sorties longues de 2h30 à 3h30. Ajoutez à cela le renforcement musculaire, la récupération et le sommeil. Prévoyez d'y consacrer 8 à 12 heures par semaine pendant les périodes d'entraînement intensif. Si votre vie est actuellement marquée par le stress, le manque de sommeil ou des engagements importants, ce n'est peut-être pas le bon moment. Un marathon préparé à moitié est frustrant et potentiellement dangereux.

préparation mentale

Le marathon est un défi autant mental que physique. Êtes-vous prêt à vous entraîner régulièrement pendant des mois, même dans les moments difficiles ? Saurez-vous supporter l’inconfort sans abandonner ? Avez-vous la patience nécessaire pour une préparation progressive ? Saurez-vous faire face aux imprévus (une mauvaise semaine d’entraînement à cause d’un rhume, une sortie longue ratée) ?

Pourquoi un marathon ?

La meilleure motivation est intrinsèque : vous le faites pour vous-même, pas pour impressionner les autres. Bonnes raisons : « Je veux savoir si j’en suis capable », « Le marathon est un objectif de vie », « J’adore les longues distances et je veux me dépasser. » Moins bonnes raisons : « Tous mes amis le font », « Ça fait bien sur les réseaux sociaux », « Je veux perdre du poids rapidement. » Le marathon occupera une place importante dans votre vie ces prochains mois. Assurez-vous d’y participer pour les bonnes raisons.

La philosophie de l'entraînement

L'entraînement pour un marathon ne consiste pas simplement à « faire plus de la même chose ». Il obéit à des règles et des principes spécifiques que vous devez comprendre.

Les trois piliers

Pilier 1 – La sortie longue : L’élément fondamental. Sorties longues hebdomadaires de 32 à 35 km. Elles habituent le corps à utiliser les graisses comme carburant et le préparent à l’entraînement d’endurance. Pilier 2 – Volume : Le nombre total de kilomètres parcourus par semaine. Pour la plupart des coureurs amateurs : 50 à 80 km au maximum de leur forme. Un volume plus important améliore l’endurance aérobie. Pilier 3 – Qualité : Séances de tempo, intervalles, sorties à allure marathon. Elles améliorent l’économie de course et permettent de s’entraîner à l’allure de compétition.

La règle des 80/20 (plus importante que jamais)

80 % de votre entraînement devrait se faire à faible intensité. Cela signifie que vos sorties longues sont faciles (60 à 90 secondes/km plus lentes que l'allure marathon). La plupart de vos autres sorties sont faciles. Seules 1 à 2 séances par semaine sont intenses. De nombreux marathoniens amateurs commettent l'erreur de trop s'entraîner dans la « zone grise » : trop rapide pour une récupération optimale, trop lent pour une véritable stimulation. Cela conduit à l'épuisement sans adaptation optimale.

Périodisation

Un programme d'entraînement type pour un marathon dure de 16 à 20 semaines et se divise en plusieurs phases : Phase 1 (Construction de base, 4 à 6 semaines) : Augmentation du volume d'entraînement à faible intensité. Phase 2 (Renforcement, 4 à 6 semaines) : Augmentation du volume d'entraînement, premières séances de qualité. Phase 3 (Spécifique, 4 à 6 semaines) : Volume d'entraînement maximal, séances spécifiques au marathon, sorties longues. Phase 4 (Récupération, 2 à 3 semaines) : Réduction du volume d'entraînement, récupération.

Le long terme – L'essentiel

Aucune autre séance d'entraînement n'est aussi cruciale pour le marathon que la sortie longue. Votre corps doit apprendre à courir pendant des heures, à brûler efficacement les graisses et à gérer mentalement la durée. Progression : Commencez par votre sortie la plus longue actuelle (probablement 16 à 20 km) et augmentez-la de 2 à 3 km toutes les 1 à 2 semaines. Objectif : Au moins une sortie de 32 à 35 km avant le marathon. N'augmentez pas la distance chaque semaine ; prévoyez une semaine de réduction toutes les 3 à 4 semaines.

Exemple de plan d'entraînement (18 semaines)

Voici un plan d'entraînement pour les coureurs de marathon amateurs ambitieux. Point de départ : vous pouvez déjà courir 16 à 20 km sans interruption et vous entraîner à raison de 35 à 40 km par semaine.

Phase 1 : Construction d'une base (semaines 1 à 5)

Objectif : Augmenter progressivement le volume d’entraînement pour habituer le corps à l’effort. Structure hebdomadaire : 5 sorties. Sortie longue : Commencer par 18 km, puis augmenter progressivement jusqu’à 26 km. 3 à 4 sorties faciles à modérées (8 à 12 km). Accélérations après 2 sorties faciles. Volume total : 40 à 55 km/semaine. Semaine 4 : Semaine de récupération (volume réduit de 30 %).

Phase 2 : Phase de préparation (semaines 6 à 10)

Objectif : Augmenter progressivement le volume d’entraînement et intégrer des séances de qualité initiale. Structure hebdomadaire : 5 à 6 séances. Sortie longue : Augmenter la distance à 28-30 km. 1 séance de tempo (30-40 min) ou d’intervalles. 3 sorties faciles. 1 sortie de moyenne distance (14-16 km). Volume total : 55-70 km/semaine. Semaine 8 : Semaine de récupération.

Phase 3 : Phase spécifique (semaines 11 à 15)

Objectif : Sorties longues, entraînement à l’allure marathon, volume maximal. Structure hebdomadaire : 5 à 6 sorties. Sortie longue : 30 à 35 km, incluant des segments à allure marathon. 1 sortie à allure marathon (12 à 16 km à l’allure cible). 1 séance de tempo ou d’intervalles. 2 à 3 sorties faciles. Volume total : 65 à 80 km/semaine. Semaine 12 : Sortie longue (32 à 35 km). Semaine 14 : Semaine de récupération.

Phase 4 : Réduction progressive (semaines 16 à 18)

Objectif : Récupérer sans perdre en forme. Semaine 16 : Volume -30 %. Sortie longue de 25 km. Dernière séance intense. Semaine 17 : Volume -50 %. Sortie longue de 18 à 20 km. Uniquement des sorties faciles, quelques accélérations. Semaine 18 : Volume -60 %. Sorties courtes et faciles. Mardi : Intervalles légers ou accélérations. Mercredi à vendredi : Sorties très courtes et faciles ou repos. Samedi : Repos. Dimanche : Votre marathon !

Instructions importantes

Ce plan est un cadre de référence ; adaptez-le à votre vie et à votre corps. Si vous êtes épuisé, prenez un jour de repos supplémentaire. Si vous êtes malade, faites une pause. Il vaut mieux commencer légèrement entraîné mais en bonne santé que surentraîné et blessé.

Entraînement de vitesse pour le marathon

En plus des sorties longues, l'entraînement pour un marathon exige un travail de vitesse ciblé. Cela vous permet d'être plus efficace et de vous préparer à votre allure de course.

Courses à allure marathon

La séance de tempo la plus importante pour les marathoniens. Vous courez de longues distances à votre allure marathon prévue. Votre corps et votre esprit s'habituent ainsi à cette allure. Exemples : 16 km à allure marathon ; 20 km dont les 12 derniers kilomètres à allure marathon ; 14 km : 2 km d'échauffement, 10 km à allure marathon, 2 km de récupération. Fréquence : une fois par semaine pendant la phase d'entraînement spécifique, en alternance avec d'autres séances de tempo.

Courses au seuil (courses à tempo)

Des séances de 25 à 45 minutes à allure seuil – plus rapide que l'allure marathon, environ l'allure semi-marathon. Cela permet de développer la tolérance au lactate et d'améliorer la capacité aérobie. Résultat : vous devenez plus rapide et plus efficace, ce qui a également un impact positif sur votre allure marathon, même plus lente.

Entraînement par intervalles

Séances courtes et intenses avec des pauses. Plus rapides que l'allure de compétition. Exemples pour la préparation d'un marathon : 6 x 1 000 m à l'allure d'un 10 km avec 3 min de récupération ; 4 x 1 600 m avec 3 min de récupération ; 10 à 12 x 400 m à allure rapide. Effet : améliore la VO2max et l'économie de course. Rend plus efficace n'importe quelle allure. Fréquence : une fois par semaine, surtout pendant la phase de préparation.

Courses longues progressives

Une variante de la sortie longue : courez les 25 à 30 % restants à allure marathon, voire plus vite. Exemple : 28 km au total – 20 km faciles, 8 km à allure marathon. Effet : simule la sensation de maintenir son allure en fin de sortie longue, exactement ce dont vous avez besoin pour un marathon. Attention : ces séances sont très exigeantes. Ne les pratiquez pas chaque semaine et seulement si vous vous sentez bien.

Périodisation du travail de tempo

Pas tout d'un coup. Phase initiale : allure lente, privilégier le volume. Phase intermédiaire : intervalles et séances au seuil pour améliorer la vitesse. Phase finale : séances à allure marathon pour s'habituer à l'allure de compétition. Affaiblissement : intensité réduite, maintien de l'effort.

Nutrition – Le quatrième partenaire d’entraînement

Lors d'un marathon, la nutrition passe d'un facteur secondaire à un élément crucial de la réussite. Votre corps dispose de réserves de glycogène limitées ; la façon dont vous les gérez détermine la victoire ou l'échec total.

La science derrière tout cela

Le corps humain peut stocker environ 400 à 500 g de glycogène dans les muscles et le foie. Cela suffit pour 90 à 120 minutes d'effort intense. Un marathon dure entre 3 et 5 heures pour la plupart des gens. Le problème est évident : sans ravitaillement, les réserves de glucides s'épuisent. Tout marathonien connaît ce que l'on appelle « le mur », généralement autour du 30e ou 35e kilomètre. Soudain, les jambes sont lourdes comme du plomb, l'allure ralentit et chaque pas devient une torture.

Stratégie 1 : Surcharge en glucides

Dans les 2 à 3 jours précédant le marathon, augmentez considérablement votre consommation de glucides. Objectif : maximiser vos réserves de glycogène. Conseils pratiques : privilégiez les pâtes, le riz, le pain, les pommes de terre et le muesli. Réduisez votre consommation de fibres (qui peuvent causer des troubles digestifs), de lipides et de protéines (qui occupent l’espace nécessaire aux glucides). Vous pourriez prendre 1 à 2 kg ; il s’agit principalement de rétention d’eau (le glycogène fixe l’eau), qui disparaîtra pendant la course.

Stratégie 2 : Nutrition pendant la course

Pendant l'effort, le corps peut absorber environ 60 à 90 g de glucides par heure, ce qui ralentit considérablement l'épuisement des réserves de glycogène. Options : gels énergétiques (environ 20 à 25 g de glucides par gel). Prenez-en un toutes les 30 à 45 minutes, à partir de la 30e ou 45e minute. Des boissons pour sportifs sont disponibles aux points de ravitaillement. Certains coureurs consomment des bonbons gélifiés, des dattes ou d'autres en-cas. Important : testez les gels à l'entraînement ! L'estomac peut être sensible au stress et provoquer des nausées ou des diarrhées. Trouvez la solution qui vous convient bien avant la course.

Jour de compétition – L’entraînement

2 à 3 heures avant le départ : petit-déjeuner riche en glucides (pain grillé, porridge, banane). Pendant la course : premier gel énergétique entre le 8e et le 10e kilomètre. Puis tous les 6 à 8 km ou toutes les 30 à 45 minutes. À consommer avec de l’eau. Certains points de ravitaillement ne proposent que de l’eau, d’autres proposent également des gels. Il est préférable de ne pas en prendre trop d’un coup ; de petites quantités plus fréquentes sont plus efficaces.

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L'aspect mental du marathon

Un marathon est au moins pour moitié une course mentale. Votre corps est entraîné, mais votre esprit suivra-t-il le rythme dans les moments difficiles ?

Les kilomètres sombres

La plupart des marathoniens connaissent un coup de mou entre le 28e et le 38e kilomètre. Leurs jambes les font souffrir, leur énergie chute et une petite voix intérieure se met à crier : « Pourquoi je m’inflige ça ? », « Je n’en peux plus », « Je devrais abandonner ». C’est normal. Cela fait partie intégrante de l’expérience du marathon. La question n’est pas de savoir si ce moment arrivera, mais comment on le gère.

Stratégies mentales

Gestion du rythme : Ne pensez pas aux 42 km. Divisez la course en segments : 10 km, puis 10 km de plus, puis la mi-course, puis 10 km, et enfin presque arrivé. Concentrez-vous sur le moment présent : non pas « Il me reste encore 15 km à courir », mais « Je cours ce kilomètre ». Dissociation : Distrayez-vous : écoutez de la musique, observez votre environnement, regardez les spectateurs. Cela aide dans les moments difficiles. Association : Concentrez-vous sur votre corps : votre respiration, vos pas, votre posture. Cela vous aide à rester efficace. Mantras : Une courte phrase que vous répétez. « Un pas après l’autre », « Je suis fort(e) », « En avant, en avant, en avant ! » Visualisation : Visualisez le franchissement de la ligne d’arrivée pendant l’entraînement. Lorsque les choses se compliquent, rappelez-vous cette image.

L'expérience des longues courses

Vos longues sorties d'entraînement vous préparent mentalement. Vous apprenez à gérer l'inconfort. Vous constatez que les passages difficiles finissent par passer. Vous développez la confiance en votre capacité à persévérer. Utilisez consciemment les longues sorties comme un entraînement mental, et pas seulement physique.

Que se passe-t-il au « mur » ?

Lorsque les réserves de glycogène sont épuisées, le corps puise dans ses réserves de graisse, un processus moins efficace. C'est extrêmement difficile. Stratégies : ralentir le rythme (consommer moins de glucides par minute), marcher (pour éviter l'épuisement), prendre un gel énergétique et attendre qu'il fasse effet (10 à 15 minutes). Gardez le moral : ça ira mieux. Le coup de mou n'est pas une fatalité. De nombreux coureurs persévèrent et terminent la course. Le sentiment qui suit est indescriptible.

Prévention et régénération des blessures

L'entraînement pour un marathon soumet le corps à des contraintes énormes. Sans prévention et récupération adéquates, le risque de blessure est élevé.

Les blessures les plus fréquentes en marathon

Syndrome de la bandelette ilio-tibiale : douleur sur la face externe du genou. Causé par une surutilisation et une faiblesse des muscles de la hanche. Fasciite plantaire : douleur sous le pied. Problèmes du tendon d’Achille : douleur au-dessus du talon. Fractures de stress : petites fissures osseuses dues à une surutilisation cumulative. Graves – arrêtez immédiatement et consultez un médecin. Syndrome rotulien (ou tendinite rotulienne) : douleur autour de la rotule. La plupart des blessures résultent de : une augmentation trop rapide du volume d’entraînement ; une récupération insuffisante ; un manque de renforcement musculaire ; des signes avant-coureurs ignorés.

Stratégies de prévention

Augmentation progressive : Respectez scrupuleusement la règle des 10 %. L’entraînement pour un marathon exige de la patience. Semaines de récupération régulières : Réduisez le volume d’entraînement de 20 à 30 % toutes les 3 à 4 semaines. Le corps a besoin de ces pauses pour s’adapter. Renforcement musculaire : Deux fois par semaine – jambes, hanches, tronc. Des muscles forts protègent les articulations et les tendons. Les fessiers et les muscles stabilisateurs de la hanche sont particulièrement importants. Bonnes chaussures : Changez de chaussures de course tous les 500 à 800 km. Avec un volume d’entraînement élevé, vous pouvez alterner plusieurs paires. Sommeil : 7 à 9 heures. Souvent, on a besoin de plus de sommeil pendant l’entraînement pour un marathon. Le sommeil est essentiel à la récupération.

panneaux d'avertissement

Douleurs musculaires sourdes après un entraînement intense : normales. Douleur aiguë et localisée : signe d’alerte. Douleur qui s’aggrave pendant la course : arrêtez-vous. Douleur qui ne s’améliore pas après 2 à 3 jours de repos : consultez un médecin. Gonflement, rougeur, chaleur : arrêtez immédiatement et faites-vous examiner. Mieux vaut se reposer une semaine que de perdre un mois à cause d’une blessure négligée.

Optimiser la régénération

Après les longues courses : consommez immédiatement des glucides et des protéines. Buvez beaucoup d’eau. Faites une activité physique légère (marche) le jour même. Le lendemain : repos ou entraînement croisé très léger. En général : automassage avec un rouleau, étirements, massages occasionnels. Prenez soin de votre corps : il vous portera sur 42 km.

La semaine de compétition et le jour de la course

Les semaines et les mois de préparatifs aboutissent au grand jour. Voici comment le rendre parfait.

La semaine dernière (réduction progressive)

Réduisez drastiquement le volume d'entraînement (50 à 60 %). Quelques footings courts et faciles. Mardi/mercredi : accélérations finales ou intervalles courts et rapides pour maintenir l'activité de vos jambes. À partir de jeudi : course très légère ou repos complet. Recharge en glucides à partir de mercredi/jeudi. Dormez suffisamment, même si l'excitation vous empêche de dormir. Évitez le stress, hydratez-vous bien et mangez des aliments que vous aimez.

La veille au soir

Emportez tout le nécessaire : dossard, chaussures, vêtements, gels, vaseline. Prenez un repas riche en glucides, ni trop tard, ni trop copieux. Pas d’alcool. Couchez-vous tôt, même si votre sommeil est agité.

Le matin

Levez-vous tôt – au moins 3 heures avant le départ. Prenez un petit-déjeuner que vous avez testé et approuvé (un petit-déjeuner que vous avez testé à l'entraînement). Prévoyez suffisamment de temps pour aller aux toilettes. Arrivez à l'aire de départ à l'heure.

Au début

Échauffement : minimal pour un marathon – quelques minutes de jogging léger, de foulées et d’étirements dynamiques. L’objectif est de conserver son énergie, pas de la dépenser. Dernière pause pipi. Placez-vous dans votre bloc de départ. Préparez vos gels énergétiques pour la course.

La stratégie de rythme

Démarrez prudemment : courez les 10 premiers kilomètres légèrement plus lentement que votre allure cible. L’erreur la plus fréquente chez les débutants ? Partir trop vite et s’épuiser au 30e kilomètre. Maintenez une allure régulière : du 10e au 30e kilomètre, courez à votre allure cible. C’est la phase d’effort. Fin : à partir du 30e kilomètre, donnez tout ce que vous avez. Si vous avez bien géré votre effort, il vous restera de l’énergie.

Restauration

Plan : À quel moment prendre quel gel ? À quels points de ravitaillement boire ? Exemple : Premier gel entre le 8e et le 10e kilomètre. Puis tous les 6 à 8 km. Boire à chaque 2e ou 3e point de ravitaillement (pas à chaque). Avaler avec de l’eau, pas une boisson énergétique (un excès de sucre peut être problématique).

Après le marathon – récupération et perspectives

Vous l'avez fait ! Vous avez parcouru 42,195 kilomètres. Et maintenant ?

Immédiatement après avoir franchi la ligne d'arrivée

Continuez à marcher – ne vous asseyez pas et ne vous allongez pas immédiatement. Vos muscles ont besoin de mouvements doux pour maintenir la circulation sanguine. Restez au chaud : enfilez des vêtements secs ou une couverture de survie – votre corps se refroidit rapidement. Mangez et buvez : glucides, protéines et liquides. La plupart des marathons proposent des ravitaillements à l’arrivée. Célébrez : vous venez d’accomplir quelque chose d’extraordinaire. Savourez l’instant.

Les premiers jours

Jours 1 à 3 : Récupération active. Marche légère, éventuellement natation. Pas de course à pied. Reposez-vous bien. Le corps répare les micro-déchirures. Attendez-vous à des courbatures, surtout aux cuisses. Monter les escaliers sera difficile, c’est normal. Nutrition : Pas de régime pour le moment. Le corps a besoin d’énergie pour se régénérer.

Les premières semaines

Semaine 1 : Activité légère uniquement. Petits footings lents du 5e au 7e jour, lorsque vous vous sentez prêt(e). Semaine 2 : Augmentez progressivement la distance parcourue, mais toujours à un rythme détendu. Semaines 3 et 4 : Reprenez vos entraînements habituels, faciles. Pas de fractionné ni de longues distances pendant au moins 3 à 4 semaines. Règle générale : un jour de récupération légère par kilomètre parcouru en compétition. Cela représente environ 26 jours, soit presque un mois.

Le blues post-marathon

Après une course de marathon, il est fréquent de ressentir un coup de blues. Vous vous êtes entraîné pendant des mois pour atteindre un objectif, et maintenant, c'est terminé. C'est normal. Conseils : Célébrez votre succès, il mérite d'être reconnu. Prenez le temps de réfléchir à cette expérience : écrivez-la, partagez-la. Fixez-vous un nouvel objectif, pas forcément un autre marathon tout de suite. Accordez-vous une pause bien méritée.

Que va-t-il se passer ensuite ?

Après une bonne récupération, plusieurs options s'offrent à vous : un autre marathon (beaucoup y prennent goût !). Avec l'expérience, les prochains seront meilleurs. Améliorer votre temps : vous pouvez optimiser votre performance grâce aux enseignements de votre premier marathon. D'autres distances : pourquoi ne pas revenir à un semi-marathon ou un 10 km, avec un regard neuf ? D'autres défis : trail, ultra-marathon, triathlon. Ou tout simplement courir, sans objectif précis, pour le pur plaisir.

La perspective à long terme

Un marathon n'est pas une fin en soi, mais une étape importante. Vous avez prouvé que vous êtes capable de réaliser des choses extraordinaires. Cette expérience vous accompagnera tout au long de votre vie, dans le sport et au-delà.

Häufig gestellte Fragen

À partir d'une bonne base en semi-marathon : 16 à 20 semaines. Si vous partez de zéro, il est conseillé d'acquérir 1 à 2 ans d'expérience en course à pied avant de commencer un entraînement spécifique pour le marathon.

En période de performance optimale : la plupart des coureurs amateurs parcourent 50 à 80 km par semaine. Les coureurs d’élite courent plus de 150 km. L’augmentation progressive du volume d’entraînement et la qualité des séances sont plus importantes que les chiffres absolus.

Non ! La sortie d'entraînement la plus longue ne devrait pas excéder 32 à 35 km. Les kilomètres manquants seront compensés par la diminution de l'entraînement et l'adrénaline le jour de la compétition. Courir la distance totale à l'entraînement ne fait qu'augmenter le risque de blessure.

Le « mur » survient lorsque les réserves de glycogène sont épuisées – généralement autour du kilomètre 30-35. Stratégies : faire le plein de glucides avant la course, consommer des gels/glucides pendant la course, adopter un rythme conservateur au début, s’entraîner sur de longues distances.

L'objectif principal est de terminer la course. Pour beaucoup de coureurs débutants, un temps inférieur à 5 heures est réaliste. Un temps inférieur à 4 heures est un objectif plus ambitieux. Un temps inférieur à 3 heures exige des années d'entraînement. Plus important encore : profitez de l'expérience.

En règle générale : 4 à 6 gels répartis le long du parcours, environ toutes les 30 à 45 minutes entre les kilomètres 8 et 10. Cela représente 80 à 150 g de glucides. Important : testez votre tolérance digestive à l’entraînement.

La phase de réduction de l'entraînement consiste à diminuer le volume d'entraînement avant une compétition. Pour un marathon : 2 à 3 semaines. Le volume est réduit de 50 à 60 %, mais quelques séances courtes et intenses sont maintenues pour garder les jambes actives.

Pour la plupart des coureurs amateurs : courir 1 à 2 marathons par an est idéal. Le corps a besoin de temps pour une récupération complète (4 à 8 semaines) et pour la phase d’entraînement suivante. Il est possible d’en courir davantage, mais cela augmente le risque de surentraînement et de blessure.

Non ! Marcher n'est pas un échec, c'est une stratégie. De nombreux marathoniens expérimentés intègrent des pauses marche planifiées (par exemple, aux points de ravitaillement). Si vous êtes à bout de souffle, marcher peut vous aider à terminer la course.

Pas de course à pied pendant au moins une semaine, uniquement de la récupération active. Semaines 2 et 3 : reprise progressive des courses légères. Pas d’entraînement intensif pendant 3 à 4 semaines. La récupération complète prend 4 à 8 semaines. Écoutez votre corps.

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