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Sexual- & Intimgesundheit

Santé intime masculine : prévention, hygiène et auto-examen

Ce que vous devez savoir sur la prostate, les testicules et la santé sexuelle

Les hommes négligent souvent leur santé intime, par honte, par manque d'information ou par manque de routine. Pourtant, la prévention est tout aussi importante pour eux que pour les femmes. De l'auto-examen des testicules au dépistage du cancer de la prostate, en passant par la prévention des IST : ce guide vous donne les clés pour une approche éclairée et sereine de votre santé physique.

En bref, expliqué

  • Auto-examen des testicules : une fois par mois, après une douche chaude
  • Dépistage du cancer de la prostate : parlez-en à votre urologue à partir de 45 ans.
  • Hygiène : Quotidienne, mais sans usage excessif de produits
  • Tests de dépistage des IST : régulièrement avec différents partenaires

La santé intime masculine : un sujet souvent négligé

Alors que les femmes consultent régulièrement un gynécologue, les hommes n'ont pas d'équivalent. De ce fait, beaucoup d'hommes connaissent étonnamment peu leur santé intime, ignorent trop longtemps les symptômes et évitent de consulter un médecin par honte ou par manque de confiance en eux. Pourtant, la prostate, les testicules, le pénis et toute la région urogénitale ont tout autant besoin de soins et de prévention que chez les femmes – simplement, de manières différentes.

La bonne nouvelle : la plupart des aspects de la santé intime masculine sont simples à appréhender si l’on sait à quoi faire attention. De l’hygiène corporelle à l’auto-examen des testicules, en passant par les examens de la prostate, avec les bonnes connaissances, il est possible de dépister et de prévenir précocement d’éventuels problèmes.

La mauvaise nouvelle : statistiquement, les hommes sont plus négligents envers leur santé. Ils consultent moins souvent un médecin, ignorent plus longtemps leurs symptômes et meurent en moyenne cinq à six ans plus tôt que les femmes. Ce phénomène s’explique en partie par des facteurs biologiques, mais une part importante est due à des facteurs évitables, comme un manque de soins préventifs et des traitements tardifs.

Ce guide aborde les sujets essentiels de la santé intime masculine : l’anatomie et le fonctionnement, les bonnes pratiques d’hygiène, l’auto-examen, la reconnaissance des symptômes et les situations nécessitant une consultation médicale. L’objectif n’est pas de vous rendre hypocondriaque, mais de vous permettre d’avoir une relation sereine et éclairée avec votre santé physique.

Les tabous ne profitent à personne. Plus vous aborderez ces sujets ouvertement et objectivement, plus il vous sera facile de reconnaître, de discuter et de traiter les problèmes – que ce soit avec votre partenaire, votre médecin ou simplement avec vous-même.

Comprendre l'anatomie : pénis, testicules, prostate

Une connaissance de base de l'anatomie masculine permet de distinguer les résultats normaux des résultats anormaux et de comprendre pourquoi certaines mesures préventives sont importantes.

Le pénis est composé de deux corps érectiles (les corps caverneux) permettant l'érection et d'un corps érectile urétral (le corps spongieux) qui entoure l'urètre. Le gland est recouvert par le prépuce, sauf en cas de circoncision. Le smegma, une sécrétion des glandes sébacées, composé de cellules mortes et d'humidité, s'accumule naturellement sous le prépuce. Une mauvaise hygiène peut entraîner une inflammation.

Les testicules sont les organes reproducteurs masculins. Ils produisent les spermatozoïdes et la testostérone, l'hormone sexuelle. Chaque testicule a environ la taille d'une prune et se situe dans le scrotum, qui le maintient à une température légèrement inférieure à celle du corps – un facteur important pour la production de spermatozoïdes. Il est normal qu'un testicule soit légèrement plus bas que l'autre (généralement le gauche). L'épididyme se trouve à l'arrière de chaque testicule et sert au stockage et à la maturation des spermatozoïdes.

La prostate est une glande de la taille d'une châtaigne qui entoure l'urètre, juste en dessous de la vessie. Elle produit une partie du liquide séminal. Avec l'âge, la prostate grossit chez la plupart des hommes ; ce phénomène est normal, mais peut entraîner des symptômes (hyperplasie bénigne de la prostate). C'est également dans la prostate que se développe le cancer de la prostate, le cancer le plus fréquent chez l'homme.

L'urètre traverse le pénis et sert à la fois à la miction et à l'éjaculation. Son orifice (méat urétral) se situe à l'extrémité du gland. Une sensation de brûlure ou un écoulement au niveau de l'urètre peut indiquer une infection.

Ces connaissances anatomiques sont essentielles à l'auto-examen et à la détection des changements. Apprenez à connaître votre corps : c'est la seule façon de remarquer les anomalies.

L'hygiène intime masculine : simple, mais importante

L'hygiène intime masculine est simple, mais souvent négligée ou mal pratiquée. Une routine adaptée permet de garder la zone génitale propre, de prévenir les infections et les odeurs, et fait partie intégrante d'une bonne hygiène personnelle.

Une toilette intime quotidienne est essentielle. Nettoyez votre zone intime chaque jour à l'eau tiède. Si vous souhaitez utiliser un produit nettoyant, choisissez une lotion lavante douce et sans parfum ; les savons agressifs peuvent irriter les peaux sensibles. Les produits parfumés sont inutiles et peuvent provoquer des irritations.

Pour les hommes non circoncis : rétractez délicatement le prépuce et nettoyez soigneusement le gland et l’intérieur du prépuce. Le smegma s’y accumule et, s’il n’est pas correctement éliminé, peut provoquer des odeurs et une inflammation (balanite). Après le lavage, rétractez le prépuce. Chez les hommes circoncis, cette zone est moins sujette à l’accumulation de smegma, mais un lavage quotidien reste important.

N'oubliez pas le scrotum. La peau du scrotum est riche en glandes sudoripares et peut transpirer, surtout lors d'un effort physique. Lavez-le soigneusement et séchez-le avec précaution : l'humidité favorise le développement de champignons.

Zone périanale : La zone entre le scrotum et l’anus, ainsi que l’anus lui-même, doivent également être nettoyés. Lavez-vous de l’avant vers l’arrière afin d’éviter la transmission de bactéries intestinales vers l’urètre.

Il est important de bien sécher. L'humidité dans les plis cutanés favorise les mycoses et l'intertrigo (inflammation de la peau dans les plis). Séchez soigneusement, surtout au niveau de l'aine et sous le scrotum. Si vous avez la peau sèche, une poudre légère (sans talc) peut être utile.

Changez de sous-vêtements tous les jours et privilégiez les matières respirantes. Les sous-vêtements synthétiques serrés peuvent favoriser la transpiration et les irritations. Le coton ou les tissus techniques sont à privilégier.

Auto-examen des testicules : un dépistage précoce sauve des vies

Le cancer du testicule est la tumeur maligne la plus fréquente chez les jeunes hommes âgés de 15 à 35 ans. La bonne nouvelle est qu'il est presque toujours guérissable s'il est détecté précocement – ​​le taux de guérison dépasse 95 %. L'autopalpation des testicules est donc l'une des mesures préventives les plus importantes pour les hommes.

Quand et à quelle fréquence ? Une fois par mois suffit. Le moment idéal est après une douche ou un bain chaud, lorsque le scrotum est détendu et que les testicules sont plus bas.

La technique : Prenez un testicule entre votre pouce et votre index/majeur et faites-le rouler doucement entre vos doigts. Palpez toute sa surface. Un testicule normal est lisse et ferme, un peu comme un œuf dur sans sa coquille. L’épididyme, à l’arrière, est plus mou et légèrement plus irrégulier ; c’est normal. Répétez l’opération avec l’autre testicule.

À quoi faut-il faire attention ? Vérifiez la présence de grosseurs, d’induration, de gonflement ou de changements de taille. Un testicule sensiblement plus gros ou plus petit. Des zones douloureuses. Une sensation de lourdeur dans le scrotum. Tout changement nouveau et différent de la dernière fois.

Qu'est-ce qui est normal ? Une légère différence de taille entre les deux testicules est normale. L'un des testicules est généralement un peu plus bas. L'épididyme peut présenter un aspect bosselé. Une légère sensibilité occasionnelle, surtout à la pression, est normale.

Quand consulter un médecin ? En cas de nouvelle grosseur ou de durcissement, même indolore. Les grosseurs indolores sont plus souvent cancéreuses que les douloureuses. En cas de gonflement d'un testicule non lié à un traumatisme. En cas de douleur sourde et persistante dans le bas-ventre ou le scrotum. En cas de sensation de pesanteur.

Toutes les grosseurs ne sont pas cancéreuses : les kystes, les varicocèles ou les spermatocèles sont beaucoup plus fréquents et bénins. Seul un examen médical permettra de le confirmer. N’attendez pas, prenez rendez-vous rapidement.

Santé de la prostate : prévention et dépistage

La prostate est un petit organe, mais sujet à de nombreux problèmes. La plupart des hommes développent une hypertrophie bénigne de la prostate au cours de leur vie, et le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. Il est donc essentiel de bien comprendre la santé de la prostate et les options de prévention.

L'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), ou augmentation bénigne du volume de la prostate, touche environ 50 % des hommes de plus de 50 ans et jusqu'à 90 % de ceux de plus de 80 ans. La prostate entourant l'urètre, son augmentation de volume entraîne généralement des troubles urinaires : envie fréquente d'uriner, surtout la nuit (nycturie), jet urinaire faible ou intermittent, sensation de vidange incomplète et fuites urinaires après la miction. L'HBP est gênante, mais non maligne et ne constitue pas un facteur de risque de cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme (environ 65 000 nouveaux cas par an en Allemagne) et la troisième cause de mortalité par cancer. Le risque augmente avec l'âge : rare avant 50 ans, son incidence croît après cet âge. Parmi les autres facteurs de risque figurent les antécédents familiaux (père ou frère atteint) et les origines africaines.

Le dépistage du cancer de la prostate est un sujet controversé. Le test PSA (antigène prostatique spécifique) peut révéler des taux élevés indiquant un cancer, mais aussi une hypertrophie bénigne, une inflammation ou d'autres causes. Un taux élevé de PSA conduit souvent à des examens complémentaires (biopsie), qui peuvent entraîner des complications, et à la découverte de cancers qui seraient restés asymptomatiques (surdiagnostic).

Les recommandations actuelles sont donc nuancées : pas de dépistage systématique, mais une prise de décision éclairée en concertation avec un médecin. Les hommes de 45 ans et plus (ou de 40 ans et plus ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate) devraient discuter des avantages et des risques du test PSA avec leur médecin et prendre une décision individuelle. Le toucher rectal (palpation de la prostate par voie rectale) fait partie de l’examen urologique et permet de détecter tout durcissement.

Infections sexuellement transmissibles chez les hommes

Les infections sexuellement transmissibles (IST) touchent autant les hommes que les femmes, mais certaines présentent des symptômes différents chez les hommes ou sont diagnostiquées différemment. Il est important de comprendre cela pour la prévention, le dépistage précoce et la protection des partenaires.

La chlamydiose est l'IST bactérienne la plus fréquente. De nombreux hommes sont asymptomatiques, mais lorsqu'ils présentent des symptômes, on observe généralement un écoulement urétral aqueux ou purulent, des brûlures urinaires et des douleurs ou un gonflement des testicules. Non traitée, une infection à chlamydia peut entraîner une épididymite et, en théorie, altérer la fertilité. Le diagnostic repose sur un test urinaire ou un prélèvement, et le traitement consiste en la prise d'antibiotiques.

La gonorrhée (ou blennorragie) est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et se manifeste par des symptômes tels que des écoulements purulents, des brûlures urinaires et des douleurs. Le diagnostic et le traitement sont similaires à ceux de la chlamydiose ; cependant, la résistance aux antibiotiques est en augmentation, ce qui rend indispensable un traitement complet et un suivi rigoureux.

La syphilis évolue par stades. Au stade primaire, un ulcère indolore (chancre) apparaît au point d'entrée du virus – sur le pénis, mais aussi dans la bouche ou la région anale. Sans traitement, d'autres stades se succèdent, accompagnés de divers symptômes. La syphilis se soigne facilement avec des antibiotiques, mais les cas sont de nouveau en augmentation en Allemagne. Un test sanguin permet d'établir un diagnostic définitif.

L'herpès génital (HSV-2, parfois aussi HSV-1) provoque des vésicules douloureuses dans la région génitale. Après la primo-infection, le virus reste latent dans l'organisme et peut se réactiver. Il n'existe aucun traitement curatif, mais les médicaments antiviraux permettent d'en réduire la durée et le risque de transmission.

Le VPH touche aussi les hommes : il peut provoquer des verrues génitales et certains types de cancers (anal, de la gorge et du pénis). La vaccination est également recommandée pour les hommes.

Le test DoctorBox STI permet un dépistage discret à domicile du VIH, de la syphilis et de l'hépatite C. Un dépistage régulier, en particulier avec plusieurs partenaires ou après des rapports sexuels non protégés, fait partie d'une santé sexuelle responsable.

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Plaintes fréquentes : Qu’est-ce qui est normal, qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Tous les petits bobos ou changements ne sont pas forcément alarmants, mais certains symptômes doivent être pris au sérieux. Voici un aperçu des troubles courants et de leurs causes possibles.

Les démangeaisons génitales peuvent avoir de nombreuses causes : mycoses (eczéma marginé de Hebra), dermatite de contact due aux savons ou détergents, sécheresse, frottements et, plus rarement, parasites comme les poux du pubis ou la gale. Si les démangeaisons persistent malgré une bonne hygiène et le changement de produits d’hygiène intime, une consultation médicale est conseillée.

Des rougeurs ou une éruption cutanée peuvent indiquer une mycose, une réaction allergique, une dermatite de contact ou des affections cutanées plus rares. Une rougeur persistante, surtout si elle s'étend ou s'accompagne d'autres symptômes, doit faire l'objet d'un examen.

Une douleur testiculaire peut avoir des causes bénignes (surmenage, traumatisme mineur) ou révéler des problèmes plus graves : torsion testiculaire (une urgence – le testicule se tord et l’irrigation sanguine est interrompue), épididymite (inflammation de l’épididyme), orchite (inflammation du testicule), hernie inguinale. Une douleur testiculaire soudaine et intense constitue une urgence : rendez-vous immédiatement aux urgences.

Les troubles de l'érection peuvent avoir des causes organiques (troubles circulatoires, lésions nerveuses, problèmes hormonaux) ou être d'origine psychologique. Des difficultés érectiles occasionnelles sont normales et généralement liées au stress. Des problèmes persistants doivent faire l'objet d'une consultation médicale ; ils peuvent également constituer un signe précoce de maladie cardiovasculaire.

Des symptômes urinaires tels que des envies fréquentes d'uriner, un faible jet d'urine, des brûlures ou des douleurs peuvent indiquer une infection urinaire, des problèmes de prostate ou une IST. La présence de sang dans les urines nécessite toujours des examens complémentaires.

Tout changement au niveau du pénis – apparition de grosseurs, excroissances, décoloration, plaies qui ne cicatrisent pas – doit faire l’objet d’un examen médical. Le cancer du pénis est rare, mais possible.

Fertilité et santé sexuelle

La fertilité n'est pas qu'un problème féminin : chez près de la moitié des couples confrontés à l'infertilité, les causes sont, au moins en partie, imputables à l'homme. Comprendre la fertilité masculine et les facteurs qui l'influencent est important non seulement pour les hommes qui désirent des enfants, mais aussi pour leur santé globale.

La qualité du sperme est influencée par de nombreux facteurs. Facteurs positifs : une alimentation saine et riche en fruits, légumes, céréales complètes et bonnes graisses ; un poids corporel normal ; une activité physique régulière et modérée ; un sommeil suffisant ; une bonne gestion du stress. Facteurs négatifs : le tabagisme (qui réduit le nombre et la mobilité des spermatozoïdes) ; une consommation excessive d’alcool ; la prise de stéroïdes anabolisants (qui peuvent entraîner une altération importante, voire une suppression complète) ; une exposition excessive des testicules à la chaleur (sauna, sous-vêtements serrés, utilisation d’un ordinateur portable sur les genoux – effets à court terme) ; la prise de certains médicaments ; et une obésité importante.

La testostérone est la principale hormone sexuelle masculine. Elle influence la libido, la masse musculaire, la densité osseuse, l'humeur et de nombreuses autres fonctions. Le taux de testostérone diminue naturellement avec l'âge, d'environ 1 % par an après 30 ans. Un déficit en testostérone cliniquement significatif (hypogonadisme) peut entraîner des symptômes tels qu'une baisse de la libido, des troubles de l'érection, de la fatigue, des sautes d'humeur et une fonte musculaire. Une analyse de sang permet de déterminer le taux de testostérone et un traitement hormonal substitutif peut être envisagé en cas de déficit avéré.

La fonction érectile est étroitement liée à la santé vasculaire globale. Les artères du pénis étant plus petites que les artères coronaires, les problèmes circulatoires se manifestent souvent d'abord par des troubles de l'érection. Ces troubles peuvent constituer un signe avant-coureur de maladie cardiovasculaire. C'est une raison supplémentaire de ne pas ignorer ces symptômes et de consulter un médecin.

Les facteurs liés au mode de vie qui influencent la santé sexuelle sont en grande partie identiques à ceux qui influencent la santé générale : ne pas fumer, consommer de l’alcool avec modération, avoir une alimentation saine, faire régulièrement de l’exercice, avoir un poids normal et dormir suffisamment.

Quand consulter un médecin ? Votre guide

Les hommes consultent moins souvent un médecin que les femmes, souvent par incertitude quant au médecin responsable de leur dossier ou par gêne. Voici un guide sur les situations où il est conseillé de consulter et sur le médecin à privilégier.

Un urologue est un spécialiste des organes urinaires et reproducteurs masculins. Il prend en charge : les examens et les problèmes de prostate, les examens testiculaires et le dépistage du cancer du testicule, les troubles des voies urinaires, les troubles de l’érection et autres dysfonctions sexuelles, les problèmes de fertilité et les infections sexuellement transmissibles (IST) de l’appareil urogénital. La première consultation chez un urologue devrait avoir lieu au plus tard à 45 ans (ou plus tôt en cas de symptômes ou d’antécédents familiaux de cancer de la prostate) afin de discuter d’un bilan de santé prostatique.

Votre médecin de famille est un excellent premier interlocuteur pour vos problèmes de santé généraux et peut vous orienter vers un spécialiste si nécessaire. Il peut également vous prescrire des tests de dépistage des IST, des analyses de sang et des consultations.

Le dermatologue (médecin spécialiste de la peau) est responsable des maladies de la peau dans la région génitale, des infections fongiques et parfois aussi des IST (dermato-vénéréologie).

Consultez immédiatement un médecin ou rendez-vous aux urgences si vous présentez les symptômes suivants : douleur testiculaire soudaine et intense (suspicion de torsion testiculaire – urgence !), sang dans les urines ou le sperme, fièvre accompagnée de douleurs testiculaires ou abdominales, rétention urinaire aiguë (incapacité d’uriner).

Prenez rendez-vous rapidement si vous constatez : l’apparition de nouvelles grosseurs ou un durcissement des testicules ; des symptômes urinaires persistants (envie fréquente d’uriner, jet faible) ; un écoulement urétral ; une douleur génitale persistante ; une dysfonction érectile persistante ; ou des changements cutanés qui ne guérissent pas.

N'ayez pas honte : les urologues et les autres médecins sont des professionnels qui traitent ces problèmes quotidiennement. Ils ont déjà tout vu et vous n'avez aucune raison d'en avoir honte. Plus tôt vous consultez, plus la solution est généralement simple.

Questions fréquemment posées sur la santé intime masculine

À quelle fréquence dois-je me faire examiner ?

Il est conseillé d'examiner soi-même ses testicules une fois par mois – cela ne prend que quelques minutes. Un bilan urologique (incluant un entretien sur la prostate) est recommandé à partir de 45 ans, ou dès 40 ans en cas d'antécédents familiaux d'IST. Il est important de se faire dépister régulièrement pour les IST, et ce, avec plusieurs partenaires – la fréquence dépendant des comportements à risque de chacun. En cas de doute : un bilan de santé complet chez votre médecin traitant une fois par an, comprenant une prise de sang et un dépistage de base, complété par une consultation chez un urologue à partir de la quarantaine.

L'examen de la prostate est-il douloureux ?

Le toucher rectal (palpation de la prostate par voie rectale) est désagréable, mais pas vraiment douloureux. Il ne dure que quelques secondes. Le médecin insère un doigt ganté et lubrifié dans le rectum et palpe la prostate pour vérifier sa taille, sa consistance et la présence d'un durcissement. Pour beaucoup d'hommes, l'appréhension est plus importante que la gêne elle-même. Cet examen peut détecter un durcissement suspect qui ne serait pas visible avec un simple dosage du PSA.

Est-il normal qu'un testicule soit plus gros que l'autre ?

Oui, de légères différences de taille et le fait qu'un testicule soit plus bas (généralement le gauche) sont tout à fait normaux. Une augmentation soudaine ou importante du volume d'un testicule doit vous inquiéter, surtout si elle s'accompagne d'un durcissement, de nodules ou d'une sensation de lourdeur. En cas de doute, une échographie réalisée par un urologue permettra d'y voir plus clair.

Les sous-vêtements serrés peuvent-ils affecter la fertilité ?

Théoriquement, oui – les testicules sont situés à l'extérieur du corps car la production de spermatozoïdes nécessite une température légèrement inférieure à la température corporelle. Le port de sous-vêtements très serrés, qui maintiennent les testicules près du corps, pourrait augmenter cette température. Cependant, les effets sont probablement mineurs et réversibles. Pour les hommes qui souhaitent concevoir un enfant, porter des sous-vêtements plus amples peut être utile, mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Des facteurs comme le tabagisme, le surpoids et l'état de santé général sont plus importants pour la fertilité.

Que signifie la présence de sang dans le sperme ?

La présence de sang dans le sperme (hémospermie) est inquiétante, mais généralement sans gravité. Les causes fréquentes incluent des lésions vasculaires mineures, une inflammation de la prostate ou des vésicules séminales. Chez les hommes de moins de 40 ans ne présentant aucun autre symptôme, le problème se résout souvent spontanément. Chez les hommes de plus de 40 ans, en cas d'hémospermie persistante ou si d'autres symptômes sont présents (douleurs, troubles urinaires), un examen urologique est recommandé afin d'éliminer des causes moins fréquentes.

Comment puis-je prévenir les mycoses génitales ?

Les mycoses inguinales (eczéma marginé de Hebra) se développent dans les environnements chauds et humides. Prévention : Séchez-vous soigneusement après la douche, en particulier au niveau de l’aine. Portez des sous-vêtements en coton respirant. Changez-vous rapidement après l’effort physique. Si vous transpirez beaucoup, une poudre (sans talc) peut être utile. Appliquez une crème antifongique dès les premiers signes (rougeurs, démangeaisons à l’aine).

Devrais-je me faire circoncire ?

La circoncision est médicalement indiquée en cas de phimosis (rétrécissement du prépuce) provoquant une gêne et en cas d'inflammations récidivantes sous le prépuce. Sans indication médicale, la circoncision à l'âge adulte relève d'un choix personnel. Avantages : hygiène légèrement facilitée, risque légèrement réduit de certaines infections. Inconvénients : intervention chirurgicale comportant des risques, possible modification de la sensibilité. L'Organisation mondiale de la Santé recommande la circoncision dans les régions à forte prévalence du VIH pour la prévention de cette maladie, mais cet argument est moins convaincant en Allemagne.

Comment reconnaître les verrues génitales ?

Les verrues génitales (condylomes) se présentent sous forme d'excroissances molles, de couleur chair ou gris clair. Elles peuvent apparaître isolément ou en groupe, ressemblant parfois à un chou-fleur. On les trouve généralement sur le pénis, le scrotum, l'aine et la région anale. Elles sont généralement indolores, mais peuvent démanger. Attention, toute petite excroissance dans la région génitale n'est pas une verrue : les glandes sébacées (grains de Fordyce), les glandes papuleuses du pénis et d'autres structures bénignes peuvent avoir un aspect similaire. En cas de doute, consultez un dermatologue ou un urologue.

Le cyclisme a-t-il un impact sur la prostate ou la fertilité ?

Il existe des preuves qu'une pratique excessive du vélo (plusieurs heures par jour) peut entraîner des problèmes liés à la pression de la selle sur la région périnéale : engourdissements, troubles de l'érection et éventuellement des symptômes similaires à ceux de la prostatite. Ce risque est toutefois faible pour les cyclistes occasionnels et de loisir. Les cyclistes réguliers devraient utiliser une selle anatomique, changer régulièrement de position et faire une pause en cas d'apparition de ces symptômes. La pratique modérée du vélo n'a pas démontré d'impact négatif sur la fertilité.

Qu'est-ce qu'une varicocèle et faut-il la traiter ?

Une varicocèle est une dilatation des veines du scrotum, semblable aux varices. Elle se situe généralement du côté gauche et donne la sensation d'un « sac rempli de vers » au-dessus du testicule. Les varicocèles sont fréquentes (10 à 15 % des hommes) et généralement bénignes. Un traitement n'est nécessaire que si elles sont douloureuses ou si la varicocèle est volumineuse et risque d'affecter la fertilité. Chez les hommes qui souhaitent avoir des enfants mais qui présentent une varicocèle importante, une intervention chirurgicale peut améliorer la qualité du sperme.

Quand devrais-je faire un test de dépistage des IST ?

Après un rapport sexuel non protégé avec un nouveau partenaire, surtout si son statut IST est inconnu. Si vous présentez des symptômes tels que des pertes vaginales, des brûlures urinaires ou des lésions génitales. Régulièrement (au moins une fois par an) avec des partenaires changeants ou présentant un risque accru. Avant de commencer une nouvelle relation si les deux partenaires souhaitent repartir sur de bonnes bases. Après le diagnostic d'une IST chez un partenaire. Même en l'absence de symptômes – de nombreuses IST sont asymptomatiques. Le test IST DoctorBox offre une méthode discrète et fiable pour dépister les infections les plus courantes.

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