Le VPH est-il guérissable ?
Il n'existe aucun traitement permettant d'éliminer le virus HPV lui-même. On peut cependant traiter les conséquences de l'infection : les verrues génitales peuvent être enlevées (cryothérapie, laser, traitements topiques) et les lésions cervicales peuvent être traitées chirurgicalement (conisation). La bonne nouvelle est que le système immunitaire élimine spontanément la plupart des infections à HPV en un à deux ans. Après cette guérison, une réinfection par le même type de virus est peu probable, car le système immunitaire a développé une certaine immunité ; toutefois, cette immunité ne protège pas contre les autres types de HPV.
Est-il possible d'être porteur du VPH sans le savoir ?
Oui, et c'est même la norme. La plupart des infections à HPV sont asymptomatiques. On ne remarque rien, et le système immunitaire élimine le virus sans même qu'on s'en aperçoive. C'est pourquoi le dépistage est si important : il permet de détecter les infections et les anomalies cellulaires avant qu'elles ne causent des problèmes. Les seuls signes visibles d'une infection à HPV sont les verrues génitales, et celles-ci sont causées par des types à faible risque qui ne provoquent pas de cancer.
La vaccination contre le VPH est-elle également conseillée aux adultes ?
Oui, les adultes peuvent aussi en bénéficier. Bien que la vaccination soit plus efficace avant le premier rapport sexuel, elle protège également contre les types de VPH avec lesquels il n'y a pas eu de contact antérieur. Comme très peu de personnes sont infectées par tous les types inclus dans le vaccin, celui-ci offre presque toujours un avantage supplémentaire. L'analyse coût-bénéfice est individuelle : de nombreuses assurances maladie remboursent la vaccination jusqu'à 26 ans, et certaines même au-delà. Une consultation médicale peut vous aider à prendre cette décision.
Les préservatifs protègent-ils contre le VPH ?
Partiellement. Les préservatifs réduisent le risque de transmission du VPH d'environ 30 à 50 %, mais n'offrent pas une protection totale. En effet, le VPH se transmet par contact direct avec la peau, et les préservatifs ne couvrent pas toutes les zones potentiellement infectées. Néanmoins, les préservatifs sont importants : ils protègent contre de nombreuses autres IST et réduisent également le risque de transmission du VPH, au moins partiellement. La prévention la plus efficace reste la combinaison de la vaccination et du port du préservatif.
Dois-je informer mon/ma partenaire de mon diagnostic d'infection au VPH ?
Contrairement à certaines autres infections, la vaccination contre le VPH n'est pas obligatoire. C'est un choix personnel. Dans les couples établis, il est probable que la transmission ait déjà eu lieu. Discuter ensemble de la prévention et de la vaccination peut être utile. Il est important de comprendre qu'un test VPH positif ne prouve pas l'infidélité : le virus peut persister sans être détecté pendant des années.
Le VPH peut-il être transmis par voie orale ?
Oui, le VPH peut se transmettre par tous les types de rapports sexuels, y compris le sexe oral. Les infections à VPH dans la bouche et la gorge peuvent entraîner un cancer oropharyngé, un type de cancer en augmentation, notamment chez les hommes. La vaccination protège également contre ces infections. Il n'existe pas de dépistage systématique des infections orales à VPH, car aucun test validé n'est disponible, et la plupart des infections guérissent spontanément.
À quelle fréquence dois-je me faire tester ?
Pour les femmes, les recommandations de dépistage suivantes s'appliquent : un frottis cervico-vaginal annuel à partir de 20 ans et un test combiné (frottis et test HPV) tous les trois ans à partir de 35 ans. Des examens plus fréquents peuvent être nécessaires en cas de résultats anormaux. Il n'existe pas de dépistage systématique pour les hommes. Des stratégies de dépistage personnalisées peuvent être discutées avec un médecin pour les hommes présentant des facteurs de risque (HSH, VIH). L'autotest HPV peut être rassurant pour les femmes entre les consultations de suivi.
Peut-on contracter une nouvelle infection après une infection ?
Une réinfection par le même type de VPH est peu probable après l'élimination du virus, car le système immunitaire a développé une certaine immunité. Cependant, il existe plus de 200 types de VPH, et une infection par un type ne protège pas contre les autres. Par conséquent, il est toujours possible de contracter d'autres types de VPH malgré une infection antérieure. Le vaccin protège contre les types les plus courants, même en cas d'infection antérieure par d'autres types.
Le VPH a-t-il un impact sur la fertilité ?
Le VPH n'affecte pas directement la fertilité. Cependant, dans de rares cas, les traitements des lésions cervicales (conisation) peuvent augmenter le risque d'accouchement prématuré en raison du raccourcissement du col de l'utérus. C'est pourquoi le dépistage précoce et la prévention des lésions par la vaccination sont si importants. Si vous envisagez une grossesse et avez reçu un diagnostic de VPH, il est conseillé d'en discuter avec votre gynécologue afin de connaître la marche à suivre.
Les verrues génitales disparaissent-elles d'elles-mêmes ?
Parfois, oui. Environ 30 % des verrues génitales disparaissent spontanément en quelques mois, grâce au système immunitaire. Cependant, elles peuvent aussi persister, s'étendre ou se propager. Un traitement accélère la guérison, corrige le problème esthétique et peut réduire le risque de transmission. Faut-il traiter ou attendre ? Cette décision doit être discutée avec un médecin.