À quelle altitude dois-je commencer à penser à l'acclimatation ?
Les effets se font sentir chez la plupart des personnes à une altitude de sommeil d'environ 2 500 mètres. Certaines personnes réagissent plus tôt, d'autres plus tard. En règle générale : montez lentement entre 2 500 et 3 000 mètres et surveillez l'apparition de symptômes.
À quelle vitesse puis-je progresser ?
Altitude de couchage supérieure à 3 000 m : dénivelé positif maximal de 300 à 500 m par jour. Prendre une journée de repos tous les 1 000 m ou tous les 3 à 4 jours. « Monter haut, dormir bas » : vous pouvez monter plus haut pendant la journée, mais redescendre à une altitude plus basse pour dormir.
L'activité physique protège-t-elle contre le mal d'altitude ?
Non. Être en forme facilite l'effort, mais l'acclimatation est un processus distinct. Les personnes très en forme ont même tendance à monter trop vite, car elles se sentent capables. Le mal de l'altitude touche aussi bien les personnes en bonne forme physique que celles qui ne le sont pas.
Quels sont les premiers signes du mal de l'altitude ?
Le mal de tête est le principal symptôme. Parmi les autres symptômes, on note nausées, perte d'appétit, fatigue, troubles du sommeil et vertiges. Si ces symptômes apparaissent : ne pas poursuivre l'ascension ; s'ils s'aggravent : redescendre.
Boire beaucoup de liquides aide-t-il à lutter contre le mal de l'altitude ?
Une hydratation adéquate est importante, mais boire en excès ne prévient pas le mal d'altitude. Visez 3 à 4 litres d'eau par jour pendant l'activité physique ; l'urine doit être claire. Boire plus n'est pas mieux ; un excès peut même être problématique (hyponatrémie).
Dois-je prendre du Diamox (acétazolamide) ?
Le Diamox peut faciliter l'acclimatation, notamment lors d'une ascension rapide (vol vers de hautes altitudes). Il ne remplace pas une ascension lente et peut entraîner des effets secondaires (picotements, augmentation de la fréquence des mictions, altération du goût). Consultez un médecin et, idéalement, effectuez un test avant votre voyage.
Est-ce que je peux simplement « dormir » pour faire passer le mal de l'altitude ?
Non. Le mal des montagnes ne disparaît pas avec le repos à la même altitude ; il peut même s’aggraver. Si les symptômes persistent ou s’aggravent : redescendez. C’est le traitement.
Combien de temps durent les adaptations après une exposition à la haute altitude ?
L'élévation du taux de globules rouges persiste pendant environ deux à trois semaines après le retour au niveau de la mer, puis se normalise. La tolérance à l'altitude (ou « expérience de l'altitude ») peut durer plus longtemps, mais est plus difficile à quantifier.
Est-il dangereux de se rendre en haute altitude immédiatement après un vol ?
Oui, c'est risqué. Prendre l'avion pour Lhassa (3 650 m) ou Cusco (3 400 m) signifie se retrouver soudainement en haute altitude sans acclimatation. Reposez-vous et évitez tout effort pendant les 24 à 48 premières heures. Le Diamox peut être utile. En cas de symptômes graves, consultez un médecin.
Puis-je aller en haute altitude si je suis asthmatique ?
En cas d'asthme bien contrôlé, il est souvent possible de séjourner à des altitudes modérées (jusqu'à environ 3 000 m). L'air sec et froid peut déclencher des symptômes. Emportez vos médicaments et votre inhalateur. Consultez votre médecin avant de voyager, surtout en haute altitude.